dimanche 29 août 2010

Aires d'accueil des gens du voyage : dans un courrier au Préfet de Seine-et-Marne, les élus socialistes de Fontainebleau demandent quelles dispositions seront adoptées pour faire respecter la législation

Fontainebleau, le 16 août 2010,



Monsieur le Préfet,


La question de l’accueil des gens du voyage est placée sous les feux de l’actualité depuis la tenue d’une réunion présidée par M. Sarkozy, Président la République, le 28 juillet dernier.

Les dispositions annoncées ont suscité une large et légitime indignation de la part des représentants des communautés visées, des associations des droits de l’homme et de nombreux élus et citoyens, qui ont vu, dans ces mesures prises à la hâte, une nouvelle stigmatisation des gens du voyage et des Roms et un amalgame entre délinquance et nomadisme.

En tant que conseilleurs municipaux de la commune de Fontainebleau, nous faisons le constat du non-respect par la commune des ses obligations en matière d’accueil prévues dans le schéma départemental de 2003 révisé en 2008 (loi Besson de 2000).

Ce manquement constaté dans de nombreuses autres communes du département entraîne un déficit patent d’aménagements spécifiques et donne lieu aux occupations illicites de terrains aujourd’hui montrées du doigt.

L’Etat manifestant aujourd’hui sa ferme volonté de faire respecter la loi, nous souhaiterions disposer d’un éclairage sur les mesures que vous comptez adopter pour garantir le respect du schéma d’accueil en Seine-et-Marne et en particulier sur le secteur de Fontainebleau.

Vous priant de bien vouloir agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées,



Les élus du groupe « Fontainebleau pour tous »,

Roseline Sarkissian, Jean-Luc Marié, Odile Cauret



Pour le groupe

Mme Roseline Sarkissian,

Conseillère régionale, conseillère municipale

jeudi 19 août 2010

Le Grand Paris : des idées, pas des slogans !

Publié dans le Monde le 18 août 2010
Guillaume Vuilletet, conseiller régional d'Ile de France

La tribune publiée le 10 août dans Le Monde par les responsables UMP du Grand Paris ne susciterait aucune réaction, tant elle se réduit à un exercice de louange au chef de l'Etat, si, pour cacher la légèreté de leur "vision" de l'Ile-de-France, comme toujours réduite à un projet de train électrique, les signataires ne s'étaient pas livrés, pratique décidément en vogue dans la majorité présidentielle, aux attaques personnelles et aux amalgames.

Puisque, soucieux de préserver des négociations en cours, ni Jean-Paul Huchon ni Bertrand Delanoë ne réagiront à ce texte, considérant sans doute tous deux qu'on ne demande pas à des lilliputiens la couleur des yeux de Gulliver, je souhaite rétablir ici, en tant qu'élu régional et ancien membre de la commission ad hoc du conseil régional consacrée au Grand Paris, quelques réalités.

Nicolas Sarkozy n'est pas le général de Gaulle. Et le "discours de Chaillot" tombera aux oubliettes de l'histoire, quand on glosera encore sur le célèbre "Delouvrier, remettez-moi un peu d'ordre dans ce bordel !" qui généra l'Ile-de-France que nous connaissons. C'est Bertrand Delanoë, le premier, qui voulut et commença de bâtir un Grand Paris dès 2004 en rassemblant l'ensemble des maires de la petite couronne qui souhaitaient œuvrer à l'émergence d'une nouvelle agglomération centrale. Dans ce combat, il fut, dès les premiers jours, épaulé et soutenu par Jean-Paul Huchon.

Le conseil régional d'Ile-de-France s'est fortement mobilisé sur le sujet avec une commission ad hoc menée par Jean Paul Planchou et le regretté Claude Pernes. La moindre de ses contributions à sans aucun doute été de définir la région Ile-de-France comme le périmètre réel de l'agglomération. Il ne s'agissait de ne laisser aucun territoire sur le chemin.

Depuis 1998 et l'élection de Jean-Paul Huchon, la région capitale ne souffre pas, quoiqu'en disent les élus UMP, d'une politique au fil de l'eau. Les tramways, le RER E, la prolongation des lignes de métro et la création des lignes de bus, les pôles de compétitivité sont nés sous l'impulsion de la gauche régionale et parisienne. Les électeurs, à trois reprises en Ile-de-France, à deux reprises à Paris, ont exprimé leur souhait de poursuivre sur cette voie d'un développement harmonieux, global et socialement juste de la région capitale.

Les signataires UMP de cette tribune qui ressemble beaucoup à un devoir de vacances prétendent que le Grand Paris fera de l'Ile-de-France une des grandes puissances économiques du monde. Mais notre Région est déjà la première Région d'Europe ! Frédéric Valletoux, Pierre-Yves Bournazel et Richard Dell'aglola s'en convaincraient facilement, s'ils lisaient avec plus d'attention les enquêtes internationales sans doute plus éclairantes que les sondages Opinion Way.

Alors, c'est vrai, le Grand Paris a pris du retard. Deux années durant, en effet, il a été l'otage des logiques partisanes de l'UMP et de la présidence de la République qui voulaient, en bloquant le Schéma directeur de la région Ile-de-France, en faire l'arme de reconquête de la droite francilienne. Deux années durant, en effet, il a été géré par un ministre confus et sourd aux élus du peuple, autocrate dont le projet, finalement, sera parti en fumée.
Des idées et non des slogans
Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy semble avoir pris en compte le jugement du peuple, incontestable, au soir du 21 mars 2010. Il a souhaité négocier directement avec Jean-Paul Huchon et Bertrand Delanoë lesquels, toujours favorables au dialogue, ont volontiers rencontré le chef de l'Etat.

Car, et c'est bien là le seul point de la tribune des responsables UMP du Grand Paris qui soit acceptable, nous devons dépasser les clivages partisans et inventer la métropole du XXIe siècle ensemble. Cela ne se fera pas en écrivant des textes indigestes où sont seulement évoqués, en fait d'avenir, les infrastructures, la recherche et l'enseignement supérieur, comme une révérence au portefeuille ministériel de Valérie Pécresse, autoproclamée chef de fil de la majorité présidentielle en Ile-de-France.

D'autre questions nous attendent, essentielles. Combien d'emplois serons-nous en mesure de créer dans les trente années à venir ? Quelle solidarité avec les régions voisines pour que la croissance profite à tous ? Saurons-nous simplifier l'empilement des politiques de logement qui conduisent à bloquer la construction de nouveaux logements quand il en faudrait 70 000 par an et désigner un seul chef de fil pour le faire ? Comment financerons-nous, au-delà du métro en rocade autour de Paris, une Francilienne ferrée qui rejoigne les villes de grande couronne, de nouvelles lignes de bus, d'autres tramways ? Comment limiterons-nous le coût écologique de notre croissance, notamment en préservant absolument les zones naturelles, en refusant le mitage, en densifiant l'espace urbain sans le déshumaniser ? Réussirons-nous à nous convertir aux méthodes du community planning afin que l'urbanisme devienne un outil en partage, un chemin commun ? Comment traiterons-nous des ghettos urbains, des zones rurales isolées et de la fracture territoriale de l'est francilien ?

Voici quelques questions parmi tant d'autres qui mériteraient, entre tous les élus d'Ile-de-France, de toutes sensibilités, mais aussi entre tous les citoyens, un débat au fond, respectueux et pluraliste. Ce débat, nous sommes prêts à l'avoir, dans la majorité de gauche qui soutient Jean-Paul Huchon, avec tous. Encore attendons-nous de nos adversaires qu'ils aient des idées et non des slogans.
Guillaume Vuilletet, conseiller régional d'Ile de France

jeudi 12 août 2010

La Région financera à près de 40 % la mise en réseau vert de la ville de Fontainebleau, un programme bien moins ambitieux que ceux que portent de nombreuses autres collectivités franciliennes

La ville de Fontainebleau s'est engagée à développer le réseau cyclable et les zones 30. Une initiative positive qui advient 5 ans après l'électionde M. Valletoux et dont le groupe de la gauche rassemblée Fontainebleau pour tous (http://www.fontainebleaupourtous.com/) avait fait une de ses priorités programmatiques lors des dernières municipales.

La Région Ile-de-de-France en partenariat avec le Conseil général 77 n'a pourtant jamais manqué de soutenir ces initiatives. Aujourd'hui elle le fait amplement encore dans toute l'Ile-de-France à des niveaux extrêmement importants pour des collectivités qui souhaitent développer un réseau vert très dense.

A Saint-Fargeau-Ponthierry par exemple : ce sont 2 606 000 euros de travaux qui seront investis pour ce réseau, la région contribuant à hauteur de 718 515,10 euros
La communauté de la vallée de la Marne, quant à elle, a élaboré un projet s'élevant à 6 817462 et se verra allouer un montant de 1 252 339 euros.

Les montants des subventions (fixés à 30% pour les liaisons urbaines, 50% pour le stationnement vélos et les dessertes des établissements scolaires) sont fonction de l'envergure du programme proposé par la collectivité sollicitant l'aide.
Fontainebleau se situe, par le montant affecté, dans une tranche très basse. Souhaitons que cela ne signe pas la suite de ce que notre groupe avait appelé le "cheap aménagement" (tres largement observable dans la rue de France).
Relevons également qu'il aurait été certainement plus judicieux de proposer un programme intercommunal de plus grande envergure.

Aujourd'hui dans le cadre du réseau vert bellifontain, ce sont près de 80 000 euros qui seront engagés par la région pour un montant total de travaux s'élevant à 208 663,00 euros.

Revue de détail d'un programme de travaux qui, sans le portage de la région et du département n'aurait plus advenir :

La première tranche concerne 3 types d’opérations :

- Le programme de zones 30 et de doubles sens cyclables sur des voies d’intérêt local, à savoir : les rues des Bois, de la Coudre, Adam Salomon et Dancourt (soit 945 ml).

- Le programme de zones 30 et de doubles sens cyclables sur des voies reconnues d’intérêt régional car elles participent au rabattement vers les collèges et les lycées de la ville, à savoir : les rues Guérin, Saint Merry et Félix Herbet (soit 1945 ml).

- Le programme de stationnements vélos sur l’espace public comprenant 22 arceaux. Les modèles implantés par la ville permettent l’accroche du vélo en deux points conformément aux exigences techniques de la Région

Coût opération 1ere tranche : 53 938,00 euros, subvention régionale : 24 803,60 euros

La deuxième tranche concerne :
Aménagement de zones 30 avec doubles sens cyclables
-Liaisons en centre ville : rues Royale, Paul Tavernier, Alexis Durand, Henri Flon, des Pins, de la Cloche, Marrier, de Neuville, AM Javouhey, Lagorsse, des Glaîeuls, Carnot, Casimir Perier
Stationnements vélos
 
Coût opération 2ème tranche : 48 365,00 euros, subvention régionale : 15 734,50 euros
La troisième tranche concerne :

Aménagement de zones 30 avec doubles sens cyclables

-Liaisons centre-ville vers collèges, lycées et gdes écoles: rue du Château,route de l'Hermitage, route du PlessisMornay
-Liaisons en centre-ville : rte Ntre Damedu Bon Secours, impasse J. Becquerel,pass. Ronsin, rues E. Cheysson, deLorraine, des Provenceaux, Pasdeloup,de la Treille, d'Alsace, d'Avon, A. Barbier,Montebello, du Coq Gris, de la Ferrare,Richelieu, Ronsin, St Honoré, Béranger,de Fleury, Bouquet, Fournel, Magitot, St
Louis, de la Faisanderie (6337 ml)
Stationnements vélos
Coût opération 3ème tranche : 106 360,00 euros, subvention régionale : 37 976,00 euros


Je vous invite à m'adresser toute remarque concernant ce dispositif et son déploiement à l'adresse suivante : roseline.sarkissian@iledefrance.fr
Coût total : 208 663,00, subvention régionale : 78 514,10 €